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Informations sur le Burkina Faso


  Banque mondiale

Histoire 
 
Le Burkina Faso est un pays à faible revenu  et enclavé de l’Afrique subsaharienne qui compte 14 millions d’habitants (recensement 2006). Pauvre en ressources naturelles et en eau, l’économie du pays est fortement tributaire des exportations de coton et vulnérable aux chocs exogènes. Le faible prix du coton et des conditions climatiques défavorables en 2007 ont entraîné un ralentissement de la croissance qui a battu en brèche 10 années de bonne performance du produit intérieur brut (PIB) réel, dont les taux de croissance se chiffraient à plus de 5% par an depuis 1994.
Le Burkina Faso est un pays à faible revenu  et enclavé de l’Afrique subsaharienne qui compte 14 millions d’habitants (recensement 2006). Pauvre en ressources naturelles et en eau, l’économie du pays est fortement tributaire des exportations de coton et vulnérable aux chocs exogènes. Le faible prix du coton et des conditions climatiques défavorables en 2007 ont entraîné un ralentissement de la croissance qui a battu en brèche 10 années de bonne performance du produit intérieur brut (PIB) réel, dont les taux de croissance se chiffraient à plus de 5% par an depuis 1994.
En 2007, le revenu réel par habitant se chiffrait à 430 dollars, soit une progression de 50 % depuis 1994, mais il s’agit toutefois d’un niveau inférieur à la moyenne de 578 dollars pour les pays à faible revenu et de 592 dollars pour l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne. Après une baisse significative de la pauvreté de 55% en 1998 à environ 42,6% en 2007, le taux de pauvreté a légèrement augmenté de 0,2 point de pourcentage en 2008, reflétant le ralentissement de la croissance et l'augmentation de la vulnérabilité des ménages.
En dépit d'efforts soutenus et des investissements résultant de certaines tendances positives en matière de protection sociale - le taux de mortalité infantile est tombé de 107 décès pour 1000 naissances vivantes en 1995 à 81 en 2008, le taux de mortalité maternelle à 484 pour 100.000, et le taux de prévalence contraceptive se situe à 25,7%. Le taux brut de scolarisation au niveau primaire a également enregistré des progrès rapides, passant de 57 % en 2005 à 72,5 % en 2007 ; mais légèrement en baisse à 71,5% en 2008 à cause des ajustements opérés au lendemain du recensement de 2006, lequel a révélé une croissance démographique annuelle qui est passée de 2,3% en 1996 à 3,1% en 2006.
Le taux d’alphabétisation des jeunes était de 33 % et l’espérance de vie à la naissance s’établissait à 52 ans, contre respectivement 70 % et 50 ans pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Malgré l’augmentation de l’accès géographique des services de sante, la baisse de la  mortalité infantile (83 décès pour 1000 naissances vivantes) et l’amélioration du financement de la sante par le gouvernement et les partenaires, 39% des dépenses de santé (résultats des CNS de 2006) sont faite par les ménages.
Le Burkina Faso occupait le 177è rang sur 182 pays selon l’indice du développement humain (IDH) 2009 publié par le Programme des Nations Unies pour le développement.
Contexte politique
Le Burkina Faso jouit d’une stabilité politique depuis 1987, avec la « rectification » de la révolution, qui a marqué son orientation vers des politiques économiques davantage axées sur le marché et sa réintégration au sein de la communauté internationale. Des élections législatives ont eu lieu en mai 2007. Lors des dernières élections présidentielles en novembre 2005, le président Blaise Compaoré a été réélu pour un troisième mandat. Les élections municipales du 23 avril 2006 ont permis, pour la première fois, à 302 nouvelles communes rurales d’être représentées par des élus locaux.
Au début de 2008, de nombreuses manifestations contre les prix élevés des denrées alimentaires et de l’énergie ont eu lieu à Ouagadougou et dans d’autres villes du pays. Les premières marches ont été marquées par des violences et la destruction de biens, et se sont soldées par l’arrestation de nombreux manifestants. Une manifestation pacifique organisée à Ouagadougou le 15 mars a réuni un grand nombre de personnes. En réponse à la hausse du coût de la vie, le gouvernement a pris des mesures, notamment la suspension temporaire des droits d’importations sur un certain nombre de produits de première nécessité et l’élargissement des programmes de repas scolaire et de nutrition pour les groupes vulnérables.
 
Économie
 
Depuis 1991, le pays a lancé un vaste programme de réformes économiques et sociales avec l’appui de la Banque mondiale, du FMI et d’autres donateurs. D’importants progrès ont été accomplis en termes de libéralisation de l’économie et de développement du secteur privé. Les efforts entrepris depuis 2005 pour améliorer le climat des affaires commencent à porter fruits. Cependant, les défis de développement demeurent encore très importants. Par conséquent, les autorités doivent intensifier les réformes structurelles et institutionnelles pour soutenir la diversification d’une économie qui reste tributaire de l’agriculture, secteur à faible productivité et dominé par une seule culture d’exportation (le coton). Les mines commencent à apparaître comme la deuxième source de revenus d’exportations du pays mais l’impact de ce secteur en termes de réduction de pauvreté apparaît plus limité. 
Au cours de ces dix dernières années (entre 1998 et 2006), le Burkina Faso a enregistré de bons résultats macroéconomiques. Le taux de croissance annuel moyen s’est maintenu à plus de 5 % par année. Le taux d’inflation annuel moyen est resté en dessous de la norme communautaire (UEMOA) de 3% l’an. Le stock de dette publique a été considérablement réduit depuis l’annulation de dettes intervenue dans le cadre de l’initiative internationale de réduction de la dette multilatérale. Toutefois, l’économie du pays qui n’est pas suffisamment diversifiée et demeure vulnérable aux chocs extérieurs et aux perturbations climatiques, ce qui rend la situation macroéconomique très fragile. En particulier, en raison de la faiblesse des recettes fiscales internes et des revenus d’exportations, les ratios d’endettement sont constamment à la limite des seuils jugés tolérables. 
En 2000, le Burkina Faso a été l’un des premiers pays en développement à élaborer une stratégie globale pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Les donateurs ont progressivement aligné leur appui sur le DSRP. Une nouvelle stratégie en cours de préparation sera adoptée d’ici fin 2010 pour la période 2011-2015. L’environnement extérieur du Burkina Faso demeure peu favorable. Même si les cours mondiaux du coton — principal produit d’exportation du pays — ont légèrement augmenté en 2006 après une baisse de 15 % en 2005, les revenus tirés du coton demeurent très vulnérables aux perturbations climatiques. Les deux dernières campagnes ont eu des effets dévastateurs sur l’économie. Suite aux mauvaises récoltes associées à des méventes du coton sur le marché mondial en 2007 et 2008, les sociétés d’égrenage ont accumulé des pertes importantes nécessitant une recapitalisant avec un fort soutien de l’état. Avec les prix des denrées alimentaires et du pétrole qui grimpent à l’échelle internationale, les pressions inflationnistes sont entrain de compliquer davantage la situation du pays. Encore, plus récemment, le pays a été frappé par une inondation qui a causé d’importants dégâts matériels et de nombreuses familles sans abris. Les autorités estiment à près de 70 milliards le coût des réhabilitations d’infrastructures et d’assistance sociale aux personnes sinistrées. Cette nouvelle crise vient aggraver une situation sociale déjà fragile. Les questions clés auxquelles réfléchissent les autorités avec l’appui de la Banque mondiale sont, entre autres : i) comment minimiser davantage les risques économiques face à la volatilité des prix, des taux de change et du climat ; ii) comment identifier de nouvelles sources de croissance et améliorer le climat de l’investissement ; iii) quelles réformes mettre en œuvre pour accroitre l’efficacité du secteur financier ; iv) comment améliorer l’efficacité de la dépense publique et veiller à ce qu’elle cible davantage les pauvres ; v) comment réussir la politique de décentralisation ; vi) comment améliorer la gouvernance ; et vii) comment financer au mieux les importants besoins en infrastructures du Burkina Faso.
Le premier Septembre 2009, le Burkina se réveillait avec sa capitale, ses environs et certaines régions les pieds dans l’eau. Une pluie d’intensité exceptionnelle de 263 mm s’est abattue sur la capitale causant des morts et beaucoup de dégâts matériels. Les inondations ont causé 150000 sinistrés. Un mois et demi après ce sinistre, Personnes sont toujours dans les abris temporaires. Le pays a lance un appel à l’aide à la communauté internationale. Cet appel a été entendu et l’élan de solidarité enclenche depuis le 1er Septembre 2009 se poursuit.
Le gouvernement a évalué à 75 milliards de Francs CFA les besoins de reconstruction et de réhabilitation suite aux inondations dont un besoins de 7 milliards pour les interventions d’urgence. En vue de maitriser les impacts et les besoins de reconstructions et de réhabilitation après les inondations, le gouvernement s’est adressé à la Banque Mondiale pour conduire une évaluation. La mission a démarré ses travaux le 19 Octobre et présentera le 5 Novembre 2009, les conclusions de ses travaux. L’évaluation devrait donner au gouvernement une vue d’ensemble des dommages et des pertes occasionnés par les inondations du 1er Septembre 2009.Un plan d’action national sera élaboré en vue de déterminer les gaps de financements pour lesquels un soutien de la communauté internationale sera nécessaire.
En attendant les résultats de cette évaluation la Banque a travaillé avec le gouvernement pour déterminer les possibilités de dégager des fonds du portefeuille actuel pour financer les actions d’urgence. A cet effet, une possibilité de réaménagement de 12,5 millions de dollars a été identifié dont environ 5 millions de dollars pour les besoins d’urgence. La Banque et le Gouvernement se concertent pour finaliser les modalités pratiques pour financer ses actions. A la date du 15 Octobre 2009, 14 470 personnes sinistrées ont été transférées dans les nouveaux sites.  Il faut remarquer que le nombre de sinistrés relogés dans les sites a beaucoup décru. En effet il est passé de 60.000  avant le 20 septembre à 14.470 aujourd’hui.  Cette diminution s’expliquerait par la manifestation de solidarité des familles qui ont accepté reloger leurs proches. 
Pour des renseignements généraux sur le pays et l’économie, veuillez consulter les sites suivants :
• Site web de la Présidence ( http://www.presidence.bf/) et 
• Site web du ministère des Finances et du Budget (http://www.finances.gov.bf/SiteFinances)
Coordination de l’action des bailleurs de fonds
Un secrétariat technique (STELA) créé par les donateurs en 2005 aide les bailleurs de fonds du Burkina Faso à mettre en application les recommandations des Déclarations de Rome et de Paris en matière d’efficacité de l’aide. En 2007, soutenus par le Plan d’action national de l’efficacité de l’aide (PANEA) du Burkina Faso, les bailleurs de fonds ont accepté d’élaborer ensemble une stratégie commune. À l’heure actuelle, quatre groupes de travail mettent au point la stratégie dans les domaines suivants : i) une meilleure division du personnel entre les bailleurs de fonds ; ii) la rationalisation du cadre de dialogue concernant les approches sectorielles ; iii) l’harmonisation des procédures administratives des bailleurs de fonds ; et iv) missions et diagnostics communs. La stratégie commune devrait être finalisée au début de 2009.
Le gouvernement joue d’ores et déjà un rôle actif dans le processus d’harmonisation des bailleurs de fonds : une plateforme de gestion de l’aide basée sur la technologie Internet aidera le gouvernement à surveiller systématiquement les flux d’aide et soutiendra son Plan d’action national de l’efficacité de l’aide (PANEA). De plus, cette plateforme facilitera l’alignement de l’aide sur les priorités du pays, améliorera la prévisibilité des flux d’aide et renforcera la coordination de l’aide. Par ailleurs, les partenaires au développement du Burkina ont procédé à un recentrage du dialogue en leur sein afin de rationaliser leurs interventions et surtout d’éviter d’avoir des voix discordantes dans leurs vis-à-vis avec le Gouvernement. A cet effet, une troïka regroupant la Banque Mondiale (Chef de File, le Système des Nations Unies et la Coopération Suisse) a été mise en place pour servir d’interface avec le Gouvernement sur les questions de préoccupations. D’autre part, un group conjoint Gouvernement , Partenaires Techniques et Financiers, Organisations de la Société civile et Secteur Privé travaille actuellement à réviser le PANEA conformément aux recommandations du Forum de Haut niveau d’Accra et à la Note de Cadrage du Gouvernement du Burkina Faso sur l’Efficacité de l’Aide.
Pour améliorer l’efficacité de leur aide, promouvoir l’harmonisation, l’alignement sur le DSRP du pays et mettre l’accent sur les résultats obtenus par le pays, l’IDA et les autres bailleurs de fonds fournissent une aide budgétaire directe tout en finançant des programmes sectoriels dans l’éducation de base, la santé, la lutte contre le VIH/SIDA et l’approvisionnement en eau. Globalement, l’harmonisation de l’action des bailleurs de fonds a contribué à assurer des flux d’aide plus prévisibles et a encouragé l’utilisation des systèmes nationaux.
 
Association internationale de développement (IDA)
 
Depuis le début de 1994, l’IDA a financé 72 opérations au Burkina Faso représentant des engagements de 1,2 milliard de dollars au total. Au nombre de ces projets figurent douze opérations d’appui budgétaire dont huit crédits à l’appui de la réduction de la pauvreté. Cet appui soutenu a été crucial pour faciliter le passage du Burkina Faso à l’économie de marché et a produit des résultats mesurables dans de nombreux secteurs. Le portefeuille actuel de l’IDA comprend 17 projets en cours, pour un engagement total de 817  millions de dollars US. A cela il faut ajouter 4 projets régionaux pour un engagement total de 289 millions de dollars US. Dans l’ensemble, la qualité et les résultats obtenus par les projets du portefeuille sont globalement satisfaisants.
La stratégie d’aide-pays (CAS) pour les exercices 2006-2009 qui a été approuvée par le Conseil d’administration de la Banque mondiale en juillet 2005 soutient les axes de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté par des analyses, des conseils techniques, des projets en cours et de nouveaux financements. Elle repose sur un cadre de résultats qui définit explicitement les liens entre les activités financées par l’IDA, les résultats directs de ces activités et l’amélioration des résultats obtenus par le pays sur le plan du développement. La CAS vise à contribuer à la réalisation des quatre objectifs ci-après :
• Croissance accélérée et partagée 
• Amélioration de l’accès aux services sociaux de base 
• Création de possibilités d’emploi et de revenus pour les pauvres 
• Amélioration de la gouvernance et décentralisation accrue
 
La CAS a fait l’objet d’un examen à mi-parcours (en mai 2007), en consultation avec les autorités, la société civile et les partenaires du développement au Burkina Faso. À l’issue de cet examen, la mise en œuvre de la CAS a été jugée satisfaisante dans l’ensemble, et les recommandations suivantes ont été formulées : i) renforcer la réponse du gouvernement et des donateurs à la crise cotonnière de 2007 ; ii) restructurer l’aide de la Banque au développement du secteur privé dans le but de soutenir, entre autre, les investissements dans le secteur minier et le développement des PME ; iii) redoubler d’efforts dans le domaine de l’harmonisation ; iv) intégrer plus spécifiquement la parité hommes-femmes dans les opérations appuyées par la Banque ; v) améliorer le suivi des processus fiduciaires ; et vi) faire un diagnostic de la gouvernance. En 2007, la restructuration de la filière coton était le sujet d’échanges intenses et approfondis entre les autorités burkinabé et la Banque, et des mesures portant sur la tarification et la concurrence ont été prises pour couvrir les pertes de la filière.
Ces mesures ont commencé à produire des fruits à la fin de la campagne 2007-08, bien que de nombreux défis demeurent. Le développement du secteur privé fait l’objet d’un intérêt de plus en plus marqué, avec la réalisation de progrès considérables sur le plan des indicateurs du rapport « Doing Business » (le Burkina est passé du 163ème au 148ème rang du classement général de 2007 à 2009) et grâce à des efforts spécifiques visant à mieux faire comprendre les réformes nécessaires dans les secteurs financier et privé. De plus, le travail de diagnostic de la gouvernance impliquant la société civile a commencé, et la Banque aide le gouvernement à améliorer le fonctionnement des institutions publiques de contrôle et d’audit.
Une nouvelle CAS pour la période 2010-2013 a été élaborée est approuvée par le Conseil d’Administration de la Banque en sa session du 9 septembre 2009. Cette nouvelle stratégie transitoire accompagnera la vision du Gouvernement à travers le CSLP, et ce, jusqu’à l’adoption de la nouvelle stratégie du Gouvernement à savoir la « Stratégie de la Croissance Accélérée et du Développement Durable (SCADD) ».
 
Rôle de l’IFC dans la stratégie d’aide-pays :
 
La stratégie de l’IFC pour le Burkina Faso est axée sur :
• l’amélioration du climat d’investissement ; 
• le renforcement des capacités des PME et des micro entreprises, ainsi que le soutien des institutions financières pour leur permettre de desservir le segment des PME ; 
• la fourniture de services de soutien technique directe aux entreprises de taille moyenne œuvrant dans des secteurs qui peuvent avoir des retombées positives sur d’autres secteurs connexes (par exemple l’agriculture, la construction et le transport) ; et 
• un soutien actif à l’élaboration de projets dans les secteurs financier, touristique, des infrastructures et minier.
L’IFC a aussi approuvé un prêt d’un montant équivalent à 7,5 millions d’euros à Onatel S.A. pour permettre à l’opérateur de télécommunications d’accroître ses activités au Burkina. Un Accord de cession de 3% du capital de l’ONATEL à l’IFC a été signé avec le Gouvernement  en Avril 2009.  L’IFC a accordé  une garantie de financement des activités du commerce extérieur de $ 5 millions à Ecobank Burkina (EBF)  dans le cadre d’une entente avec la société mère d’EBF, Ecobank Transnational Inc. (ETI).Dans le secteur de l’infrastructure, l’IFC travaille avec la Banque mondiale pour conseiller et soutenir le gouvernement dans sa recherche d’une approche sensible pour le nouvel aéroport prévu. L’IFC a commandité une étude analysant le modèle proposé par le gouvernement pour la mise en œuvre du nouvel aéroport et évaluant des options alternatives de conception d’un partenariat public-privé.
Dans le domaine minier, l’IFC a pris en juin 2009 une participation dans le capital de la société Gryphon Minerals à hauteur de 2 millions de dollars US. Cette participation permettra à Gryphon de financer son programme d’exploration en cours dans le Sud Ouest du pays.
Il est à noter que IFC en en train de lancer un programme de soutien au secteur de l’habitat dénommé «  Burkina Faso Primary Mortgage Market Initiative (“BFPMMI”) » Il est destiné (i) à améliorer le cadre juridique et réglementaire (ii) à introduire une gestion moderne des prêts immobiliers et à renforcer les capacités des organismes prêteurs, et enfin, (iii) à augmenter  l’offre de prêts immobiliers. 
En collaboration avec  le Département pour l’amélioration du climat des affaires du Groupe de la Banque mondiale,  l’IFC a créé le programme « Doing Business Better » pour renforcer des aspects spécifiques du climat d’investissement. Ce programme a déjà  produit des résultats significatifs,  travaillant avec  le gouvernement   qui a pris des mesures visant à faciliter la création d’entreprise, la délivrance des permis de construire, celle des titres fonciers, le commerce transfrontalier ainsi que le règlement des litiges commerciaux. Un nouveau code du travail destiné à favoriser la création d’emplois a également été adopté en mai 2008. 
IFC révise sa stratégie de présence et envisage de recruter un chargé d’investissement qui sera basé au bureau de Ouagadougou. Au 30 juin 2009, le portefeuille de l’IFC s’élevait à $25.75 millions..
 
Rôle de la MIGA dans la stratégie d’aide-pays
 
Risque de crédit. Le portefeuille de la MIGA au Burkina Faso comprend un projet d’appui au secteur touristique du pays dont le risque de crédit brut est de 3,3 millions de dollars. L’Agence a émis des garanties (contre les risques de restriction de transferts, d’expropriation, les guerres et les troubles civils) au profit d’un investisseur malien pour son placement en actions ainsi qu’une garantie de prêt en vue de la rénovation et de l’expansion d’un hôtel. L’objectif de ce projet est de soutenir les efforts du pays qui souhaite devenir un centre régional de tourisme d’affaires. Ce projet devrait : i) créer des emplois locaux ; ii) permettre un transfert de connaissances ; iii) soutenir la croissance des petites et moyennes entreprises ; et iv) générer une hausse de taxes et du taux de change pour le gouvernement. Il couvre trois domaines prioritaires de la MIGA, puisqu’il constitue i) un investissement Sud-Sud ii) dans un des pays les plus pauvres éligibles à l’IDA iii) en Afrique. Cet investissement représente également une collaboration entre l’IFC et la MIGA qui soutient la stratégie d’aide-pays du groupe de la Banque au Burkina Faso, dont l’un des axes est le développement du secteur privé.
Projets en cours. Pendant l’exercice fiscal 2009, la MIGA travaille avec des investisseurs canadiens pour leur fournir des garanties sur leur investissement dans un projet d’exploitation aurifère au Burkina Faso.
WBI. Le Burkina Faso continue d’être l’un des participants actifs des programmes de l’Institut de la Banque mondiale (WBI), particulièrement dans le domaine de la gestion durable de la terre et du capital naturel ainsi que de l’éducation. Plusieurs participants du Burkina Faso ont également assisté aux événements régionaux du WBI, ce qui leur a permis de faire part de leur expérience en matière de développement et de tirer des leçons de celle des autres participants de la région. Aucun programme spécifique n’est prévu à l’échelle de ce pays pour le moment pour l’exercice fiscal 2009. Toutefois, un certain nombre d’événements régionaux devraient attirer des participants du Burkina Faso.


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