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Informations sur la Côte d\'Ivoire


Banque mondiale 

Données de base 

 

• La Côte d’Ivoire est classée 163e sur 182 pays sur l’indice du développement humain (2009) du Pnud. 
• Classement Doing Business (2010) : Aucune réforme majeure n’a été mise en œuvre et le classement de la Côte d’Ivoire s’est détérioré, plaçant le pays à la 168ème place sur 183 États. 
• Près de 3 000 personnes ont été tuées au cours de la guerre civile en Côte d’Ivoire, et 700 000 ont été déplacées. 
• Le taux de prévalence du VIH/SIDA, qui est actuellement estimé à 4,7 %, est inférieur aux évaluations précédentes, mais reste très élevé dans les zones de guerre en raison de la violence sexuelle et de l’augmentation de la prostitution. 
• La pauvreté a augmenté, passant de 38,2 % juste avant la crise en 2002, à 48,9% en 2008. 
• Bien qu’il s’agisse d’une des économies les plus importantes de la région (elle représente près de 40 % de l’activité économique de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine, l’UEMOA), le conflit a été un obstacle au développement économique de la Côte d’Ivoire. Entre 2000 et 2006, la croissance économique moyenne est devenue négative (-0,4 %) et était inférieure à celle des autres pays de l’UEMOA (4,1 %) et de l’Afrique subsaharienne (4,9 %). 
• En 2007 et 2008, l’économie a connu une reprise favorisée par la réunification. Le taux de croissance réel de la production s’est situé à 1,6% en 2006 et 2,3% en 2008. Les perspectives macroéconomiques de moyen terme sont basées sur l’hypothèse d’une résolution durable du conflit et d’une solide reprise économique. La croissance du PIB réel devrait progressivement passer de la stagnation (-0,4% en moyenne), pendant les années de crise, soit entre 2000-2006, à 3,7 % en 2009. 
• Le 2 avril 2008, les arriérés de paiement dus à la Banque ont été réglés et une Stratégie intérimaire (2008-2009) a été endossé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, permettant l’Association Internationale de développement de reprendre son appui financier au pays 
• Le DSRP complet a été préparé en janvier 2009 et présenté aux conseils d’administration de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international en mars 2009, date à laquelle le pays a également atteint le point de décision de l’Initiative PPTE. Au titre de cette initiative d’allègement de dette, le Gouvernement a négocié et signé des accords d’allègement de dette avec le Club de Paris et le Club de Londres ainsi qu’avec certains partenaires bilatéraux et multilatéraux.
 
Développements économiques
 
La crise de septembre 2002, qui a touché la Côte d’Ivoire, a eu un impact important aux niveaux économique, social et régional. Ceci a eu un effet domino sur l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest et a influencé négativement le commerce, le transport, l’investissement, la croissance et l’intégration régionale. Cependant, la Côte d’Ivoire est une pierre angulaire de l’économie régionale et représente environ 40 % du PIB de l’Union économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Malgré cette crise, les pays voisins (le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée) continuent de dépendre fortement de son infrastructure de transport pour leurs importations et exportations et de l’envoi de fonds de leurs citoyens expatriés en Côte d’Ivoire. 
Le conflit et l’instabilité politique ont eu un effet très négatif sur la croissance et la pauvreté. Entre 2000 et 2006, la croissance économique moyenne est devenue négative (-0,4 %) et était inférieure à celle des autres pays de l’UEMOA (4,1 %) et de l’Afrique subsaharienne (4,9 %). La division du pays a interrompu le commerce au sein de la Côte d’Ivoire et diminué son rôle de centre d’activité régional. La croissance du volume des exportations a baissé de 8,7 % entre 1994 et 1999, et de 2,3 % entre 2000 et 2006. Les investissements étrangers directs ont fortement baissé, et de nombreuses entreprises étrangères ont quitté le pays ou réduit de manière significative leur activité dans l’attente de la résolution définitive de la crise. Ceci a aggravé le chômage, déjà très élevé, et en particulier celui des jeunes. Le compte courant extérieur est resté positif (1,5 % du PIB de 2000 à 2006) grâce à l’augmentation des exportations de pétrole depuis 2002 et aux conditions commerciales favorables (notamment pour le pétrole). Le secteur financier a été affecté négativement par la crise. En effet, depuis 2002, toutes les filiales des banques (19) ont été fermées dans les régions centre, Nord et Ouest, la qualité des portefeuilles de prêts des banques a baissé et le système juridique s’est détérioré alors qu’il était déjà en difficulté. Les développements en Côte d’Ivoire ont également affecté négativement la production et le commerce au niveau régional de l’UEMOA. En outre, la performance fiscale et la transparence se sont détériorées en raison de la chute des revenus, de l’augmentation des dépenses liées à la crise et des difficultés comptables. Au cours de l’année 2007, des progrès ont été réalisés pour augmenter la transparence et la gouvernance dans le cadre du dialogue politique avec la Banque mondiale et le FMI, dans le secteur financier, de l’énergie et du cacao (par exemple, avec l’achèvement de deux audits sur l’énergie) ainsi que dans la gestion des finances publiques. 
Depuis 2007, la performance macroéconomique a été globalement satisfaisante malgré les effets adverses de la crise alimentaire et la hausse des cours du pétrole en 2008 et la crise financière mondiale en 2009 qui a induit un ralentissement de certains pans de l’économie, notamment les investissements miniers et les exportations non-traditionnels. Le PIB est ressorti en hausse à 2.3% en 2008 contre 1,6% en 2007 du fait de la hausse des prix des exportations. La croissance en 2008 a été tirée par le BTP, l’agriculture vivrière et les télécommunications alors que la production de pétrole brut baissait et l’agriculture d’exportation enregistrait une stagnation. En 2009, la croissance réelle du PIB devrait se situer à 3,7% tirée par la bonne tenue des prix du cacao et du pétrole brut. Toutefois, l’incertitude politique notamment en ce qui concerne la sortie de crise et l’organisation des élections a réduit la confiance du secteur privé et a comprimé les investissements domestique et étranger. La hausse des prix des denrées alimentaires en 2008 et l’ajustement à la hausse du prix du carburant à la pompe ont conduit à une hausse de l’inflation à 9% à fin décembre 2008 contre 1,9% en moyenne en 2007. En 2009, l’inflation devrait baisser significativement pour se situer à 1.5% en moyenne en dessous du critère de convergence de l’UEMOA. Avec l’atténuation des effets des deux crises en 2008 et en 2009, le solde courant extérieur (hors mis les transferts officiels) a enregistré un surplus et s’est établit à 1% en 2008 et pourrait atteindre 2,1% en 2009 en raison de la hausse des cours du cacao et des exportations de pétrole. Les recettes fiscales en 2008 étaient globalement conformes aux objectifs de la politique budgétaire. L’excédent primaire était de 0,3 % du PIB, juste au-dessus de l’objectif de 1 %, qui avait été prévu. Cependant, en 2009, sur la base des résultats préliminaires, le solde primaire pourrait se dégrader pour ressortir à -0,1% du PIB. Les perspectives macroéconomiques à moyen terme reposent sur l’hypothèse d’une résolution durable des conflits politiques et sociaux et d’une solide reprise économique. La croissance du PIB réel est projetée à 4,1% en 2010 et devrait graduellement augmenter depuis son niveau de stagnation des années 2000 à 2006 pour s’établir à 5,3 % de 2011 à 2014. La croissance sera alimentée par l’augmentation de la sécurité, le renforcement de la confiance du secteur privé et des investissements, la réhabilitation de l’infrastructure publique et le redéploiement des services administratifs du gouvernement dans les zones du centre, du Nord, et de l’Ouest du pays, ce qui permettra une meilleure utilisation des capacités existantes, en particulier dans l’industrie et les services. La croissance à long terme sera soutenue par l’investissement ainsi que par les réformes prévues dans les secteurs du cacao, de l’énergie et des services financiers. L’inflation se situerait entre 2,5% et 3% durant la période 2010-2014.
 
Développements sociaux
 
La crise a entraîné une augmentation de la pauvreté, de 38,3 % en 2002 (avant le conflit) à 49 % en 2008 (estimation), un déplacement massif de la population, l’augmentation du chômage et une dégradation de la composition des dépenses publiques. L’accès à des services sociaux de base et la fourniture de tels services se sont détériorés, en particulier dans les zones affectées par la guerre. La possibilité d’atteindre les ODM est sérieusement remise en cause. D’après l’enquête UNICEF MICS 2006, 33 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition modérée, et 15 % de malnutrition sévère. Au paroxysme de la crise, au moins 500 000 enfants n’ont pas fréquenté l’école. L’indicateur de développement humain du PNUD (IDH) pour la Côte d’Ivoire a fortement baissé, le pays étant actuellement classé 163e sur 182 pays. Le taux de prévalence du VIH/SIDA, qui est actuellement de 4,7 %, est supérieur aux estimations précédentes de 2,2% en 2002 et reste très élevé dans les zones touchées par la guerre. 
 
Coordination des bailleurs de fonds
En raison de la fragilité de la mise en œuvre de l’accord de paix, le partenariat entre la Côte d’Ivoire et les partenaires de développement est particulièrement solide. La Banque travaille très étroitement avec le système des Nations Unies et avec la Commission européenne sur les objectifs de stabilisation et de construction de la paix ; elle collabore avec la BAD et le FMI sur le programme macroéconomique du pays et le soutien au programme de réformes en matière d’économie et de gouvernance. En résumé, la coordination des bailleurs de fonds s’est centrée principalement sur le financement du plan de mise en œuvre de l’accord de Ouagadougou par le gouvernement. Le coût projeté de ce programme est d’environ 247 milliards de CFA, et la contribution des bailleurs de fond, y compris le don pour le règlement des arriérés de paiement de la Banque mondiale, est de 195 milliards de CFA.
 
Le rôle du Groupe de la Banque mondiale
 
Une Note de stratégie intérimaire (NSI) détaille le programme d’assistance de la Banque pour la Côte d’Ivoire au cours de la période 2008-2009, notamment les nouvelles opérations sur la réhabilitation des infrastructures urbaines d’urgence (90 millions de dollars), le VIH/SIDA (20 millions de dollars) et le renforcement des institutions et de la gouvernance (10 millions de dollars). La Banque a également réactivé son portefeuille de projets suspendus en 2004 (dû aux arriérés) dans le domaine de l’éducation, du transport et du développement rural, dont le reliquat total de financement était de 204 millions de dollars. L’appui aux politiques de développement, les instruments d’urgence dans des secteurs clés, tels que l’énergie, et les réformes de la gouvernance, devraient également bénéficier de subventions supplémentaires. 
Lors de la suspension du portefeuille IDA entre les années 2004 et 2007/8, la Banque a établi un programme de subvention destiné à appuyer le processus de paix. Trois subventions LICUS ont été mises en œuvre afin de : i) fournir de l’assistance technique destinée à la planification au lendemain du conflit, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la gouvernance ; ii) appuyer le processus d’identification et iii) créer des emplois pour les jeunes à risque. 
Dans le cadre de la relance du programme IDA, la Banque avait approuvé le 17 juillet 2007 un don d’assistance post-conflit IDA de 120 millions de dollars destiné à appuyer le programme de sortie de crise en Côte d’Ivoire basé sur les objectifs de l’accord de Ouagadougou. Un Don de Relance et de Gouvernance Economique (Economic Governance and Recovery Grant, EGRG) de 308 millions de dollars destinée à soutenir les réformes de gouvernance/la transparence dans les secteurs de l’énergie, de la finance, du café-cacao et de la gestion des dépenses publiques, a également été approuvée en avril 2008 (cet appui directe au budget a aussi permit au gouvernement de rembourser les arriérés dû à la Banque). Dans le cadre de l’atteinte du point de décision de l’Initiative PPTE et en vue de soutenir la mise en œuvre de la FRPC du FMI, la Banque mondiale a approuvé au mois de mars 2009 un deuxième appui budgétaire (EGRG II) d’un montant de 150 millions de dollar EU qui a été en totalité utilisé pour apurer les arriérés domestique. Un troisième appui budgétaire d’un montant de 125 millions de dollars auquel sont adossées des réformes dans les secteurs clés de l’économie est en cours de préparation et pourrait être adopté par le conseil de la banque mondiale avant la fin du mois d’avril 2010. 
Depuis la reprise du financement IDA en 2008, la Banque a engagé un total de $853 million de ressources financières IDA. A partir du 20 janvier, le portefeuille de projets en Côte d’Ivoire consiste de 10 projets (dont 9 financés par l’IDA et un par le Fond Environnemental Mondiale, FEM), pour un montant d’engagements financiers de $645 million, dont $330 million qui restent à décaisser. 
La Banque prépare actuellement une nouvelle Stratégie de Partenariat-Pays qui définira un nouveau programme de financement et de services analytiques sur le moyen-terme (2010-2013) pour appuyer la mise en œuvre du DSRP. Cette stratégie s’articule autours de cinq objectifs principales : Le renforcement de la gouvernance et des institutions ; L’amélioration de la performance du secteur agricole ; le développement du secteur privé et l’amélioration du climat des affaires ; la renaissance des infrastructures et des services de base ; et la création de l’emploi - thème transversale. 
 
Société financière internationale
 
Le bureau d’Abidjan de la Société financière internationale (SFI) dispose d’un minimum de personnel, et la plupart des activités en Côte d’Ivoire sont gérées depuis Accra (Ghana) où se trouve le chef-pays de la SFI. Le rôle de la SFI durant la crise a été principalement de préserver le portefeuille de projets qui, en date de fin décembre 2009, se montait à 70 millions de dollars, investis pour l’essentiel dans la production d’électricité, de gaz et de pétrole. Tout au long de la crise, l’unité des opérations spéciales de l’IFC a travaillé constamment avec les clients, faisant face aux difficultés caractérisant la situation économique de l’époque. Cependant, l’IFC évalue actuellement de nouveaux investissements dans certains secteurs et est disposée à augmenter sa participation. Alors que la situation s’améliore, l’IFC évalue actuellement plusieurs propositions et opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire. L’IFC pourrait appuyer les investissements dans le secteur privé ainsi que les réformes microéconomiques destinées à améliorer le classement Doing business de la Côte d’Ivoire. 
 
Agence multilatérale de garantie des investissements
 
Le portefeuille de la MIGA en Côte d’Ivoire est composé d’un projet destiné à soutenir le secteur de la fabrication. L’Agence couvre les investisseurs français contre les risques d’expropriation, de guerres et de troubles civils des investissements destinés à la réhabilitation des plantations de cacao et de sa production. Le projet a pour objectif d’augmenter la production de cacao, mais également d’influencer positivement la balance des paiements du pays. L’exposition brute de cet investissement est actuellement de 9,1 millions de dollars. La MIGA prévoit actuellement la possibilité de garantir plusieurs nouveaux investissements en Côte d’Ivoire pour des projets d’infrastructure de haute-visibilité. Il s’agit, en premier lieu, d’une garantie en 2010 pour la construction du Pont Marcory. D’autres projets en considération sont: l’expansion de la station d’électricité Azito ; la Sitarail (chemin de fer); et la centrale hydroélectrique de Soubré. 
Les services en ligne de promotion des investissements de la MIGA (www.fdi.net et www.pri-center.com) sont des portails Internet uniques fournissant des analyses et offrant des informations gratuites sur les investissements directs étrangers (IDE), la gestion du risque politique et l’assurance dans 175 pays. Ces initiatives contribuent au mandat de la MIGA, qui consiste à promouvoir les IDE dans les pays en développement afin de renforcer la croissance et le développement. Ces portails comprennent actuellement 117 documents sur les opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire et sur les informations relatives à l’environnement juridique, d’affaires et réglementaire de ce pays. 
 
Institut de la Banque mondiale
 
Le nombre de participants ivoiriens dans les activités du WBI a augmenté fortement depuis le lancement du Réseau mondial pour l’enseignement à distance (GDLN) à Abidjan. Malheureusement, en raison des conditions de sécurité dans le pays, ce nombre a fortement baissé par la suite. La plupart des participants suivent les cours par vidéoconférence à travers GDLN ou les cours proposés sur Internet. Le reste participe à des événements ayant lieu dans les pays voisins. Les programmes qui ont le plus de succès portent sur l’éducation, l’eau et le développement rural. 

 


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