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Informations sur le Cameroun
Le Cameroun est un pays caractérisé par sa diversité linguistique et ethnique. Sa géographie est variée, allant des sols semi-désertiques de type sahélien au nord en passant par les prairies jusqu’à la forêt équatoriale au sud. Cette diversité est d’autant plus propice aux activités économiques et agricoles que, en réalité, 70 % de la population dépend de l'agriculture et des activités pastorales pour leur subsistance. La proportion du territoire camerounais affectée à la conservation est l’une des plus forte en Afrique, environ 14 % étant érigée en parcs nationaux, réserves, sanctuaires et concessions de conservation.
Depuis son accession à l’indépendance, le Cameroun est resté très stable politiquement. Le premier Président de la République, Ahmadou Ahidjo, est demeuré au pouvoir jusqu’en 1982. Il a été remplacé de manière pacifique par Paul Biya, le fondateur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Après des troubles civils, le système multipartiste a été instauré en 1990. M. Biya a remporté les élections organisées en 1997 et 2004.
Le Cameroun est doté d’importantes ressources naturelles notamment du pétrole, des essences de bois économiquement rentables et des produits agricoles à forte valeur ajoutée (café, coton, cacao). Le gaz naturel, le fer, la bauxite et le cobalt sont des ressources non encore exploitées. L’économie camerounaise est relativement diversifiée. En effet, en 2009, les services représentaient 44 % du PIB, l’agriculture et les industries de transformation 19 % respectivement, et les secteurs pétrolier et minier 7 %. L’allègement de la dette obtenue en 2006 au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) a amélioré de manière significative le niveau d’endettement du pays et a fourni un espace budgétaire supplémentaire, faisant ainsi une place particulière aux dépenses consacrées à la réduction de la pauvreté. Cependant, la croissance est de plus en plus à la traîne de celle des pays comparables (la croissance annuelle du PIB entre 2003 et 2007 était de 3,3 %) et les recettes restent relativement faibles. L’infrastructure insuffisance et un climat des affaires défavorable freinent l’activité économique et ne facilitent pas la réalisation des objectifs de croissance nécessaires pour faire reculer durablement la pauvreté.
Le Cameroun est membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), une union monétaire dotée d’une banque supranationale et d’une monnaie rattachée à l’euro. De ce fait, la politique budgétaire est le principal instrument macroéconomique dont les autorités disposent. La stratégie budgétaire du pays à moyen terme vise à limiter le déficit budgétaire lorsque les recettes pétrolières sont importantes en ayant recours à celles-ci pour financer des investissements générateurs de croissance et éviter ainsi aux générations futures de se retrouver dans une situation d’endettement intolérable. Cette stratégie fait ressortir le caractère volatile du pétrole (et des recettes qui en découlent) et la nécessité de prendre en compte les obstacles qui freinent la croissance tout en maîtrisant la dette.
Entre 2001 et 2007, les taux de pauvreté, environ 40 %, n’ont pratiquement pas changé. En outre, 55 % des ménages ruraux sont pauvres, contre 12 % de ménages urbains et environ 87 % des pauvres vivent dans les zones rurales. Ces données montrent les grandes inégalités géographiques et socioéconomiques que connaît le Cameroun.
Dans les circonstances actuelles, il est peu probable que le Cameroun réalise l’un quelconque des Objectifs de développement pour le Millénaire (ODM), à l’exception éventuellement de ceux relatifs à l’éducation primaire pour tous et à la promotion de l’égalité des sexes. Un certain nombre de facteurs, notamment dix années d’austérité budgétaire, une mauvaise gestion des affaires publiques et la distribution inéquitable des ressources et des services publics, en particulier dans le secteur de la santé, entre les zones rurales et les zones urbaines ainsi qu’entre les régions, peuvent être à l’origine de la faible croissance économique et des résultats de développement en demi-teinte. Toutefois, des avancées notables ont été réalisées. Le taux d’achèvement de l’éducation primaire est passé à 71 % en 2007-2008 (contre 67 % en 2006-2007). Des progrès ont également été observés en matière d’égalité des sexes, des efforts ayant été déployés pour améliorer taux de scolarisation des filles. La majorité des indicateurs clés relatifs à la santé et à la nutrition infantile cependant se sont dégradés depuis 1990. Dans la Région du Nord, le niveau de malnutrition infantile est exceptionnellement élevé et l’épidémie de choléra fait rage. En outre, presque 70 % de la population urbaine et toutes les populations les plus démunies des zones urbaines n’ont pas accès aux services d’utilité publique ou aux services de base.
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