Informations sur Djibouti
Source: Banque mondiale
Djibouti est un petit pays de 23 200 km2, pauvre en ressources naturelles mais stratégiquement situé dans la corne de l’Afrique, à l’extrémité Sud de la mer Rouge. Djibouti manque de terres arables, de précipitations et d’eau souterraine, ainsi que de ressources en pétrole ou en gaz naturel. Sa population s’élève à 818 159 habitants, dont 58,1 % vivent dans la capitale, Djibouti-Ville. L’arrière-pays, une extension des déserts d’Éthiopie et de Somalie, est faiblement peuplé par une population largement nomade, pastorale et pauvre. La population de Djibouti est jeune, avec environ 40 % de moins de 15 ans et seulement 15 % de plus de 40 ans.
Djibouti est indépendant depuis 1977. Le pays a connu une guerre civile entre 1991 et 1994, avec de graves conséquences sur l’économie. La stabilité politique y prévaut depuis lors, et les élections les plus récentes remontent à avril 2005 (présidentielle) et février 2008 (législatives). Situé dans une sous-région instable, Djibouti abrite des bases militaires étrangères, avec des contingents français, allemands et américains. Ses ports constituent les principaux accès à la mer pour l’Éthiopie, pays enclavé de 75 millions d’habitants.
L’économie de Djibouti tire parti de l’emplacement stratégique du pays. Avec un secteur manufacturier faible et une agriculture quasi inexistante, Djibouti s’est traditionnellement appuyé sur une économie de rente – bases militaires, revenus portuaires et aides étrangères. Au cours de ces dernières années, le gouvernement de Djibouti s’est activement approché des investisseurs étrangers afin de mieux mettre en valeur la situation stratégique du pays et de se constituer, à terme, en carrefour commercial pour la corne de l’Afrique. Son port et son aéroport ont été placés sous contrat de gestion, un nouveau terminal a été construit (à Doraleh) et une zone franche a été établie. Ces efforts ont été payants et sont à l’origine d’une croissance économique accélérée.
Malgré un revenu par habitant relativement élevé (1 263 de dollars), l’incidence de la pauvreté reste élevée (42 % en valeur absolue et 75 % en valeur relative). La pauvreté est aggravée par la présence d’un nombre relativement important de réfugiés provenant des pays voisins, qui ajoute une pression supplémentaire sur des services sociaux déjà saturés. Malgré des progrès accomplis dans le domaine de la scolarisation et de la réduction de la mortalité, Djibouti enregistre des résultats relativement faibles en matière de développement social et le pays ne pourra vraisemblablement pas atteindre la plupart des objectifs de développement pour le Millénaire – à l’exception peut-être des cibles concernant l’éducation primaire pour tous, l’égalité des sexes et la mortalité infantile. Djibouti est un pays en déficit alimentaire, qui dépend totalement des importations pour répondre à ses besoins. Il est de ce fait extrêmement vulnérable aux chocs externes que constituent les flambées des prix alimentaires ou énergétiques, et aux catastrophes naturelles telles que les inondations et les sécheresses.
Défis et développements économiques
Malgré un revenu par habitant relativement élevé (1 263 de dollars), l’incidence de la pauvreté reste élevée (42 % en valeur absolue et 75 % en valeur relative). La pauvreté est aggravée par la présence d’un nombre relativement important de réfugiés provenant des pays voisins, qui ajoute une pression supplémentaire sur des services sociaux déjà saturés. Malgré des progrès accomplis dans le domaine de la scolarisation et de la réduction de la mortalité, Djibouti enregistre des résultats relativement faibles en matière de développement social et le pays ne pourra vraisemblablement pas atteindre la plupart des objectifs de développement pour le Millénaire – à l’exception peut-être des cibles concernant l’éducation primaire pour tous, l’égalité des sexes et la mortalité infantile. Djibouti est un pays en déficit alimentaire, qui dépend totalement des importations pour répondre à ses besoins. Il est de ce fait extrêmement vulnérable aux chocs externes que constituent les flambées des prix alimentaires ou énergétiques, et aux catastrophes naturelles telles que les inondations et les sécheresses.
Défis et développements économiques
Face aux enjeux économiques et sociaux auxquels est confronté le pays, le gouvernement a lancé en janvier 2007 l’Initiative nationale pour le développement social (INDS). Ce nouveau train de réformes vient remplacer la Stratégie de réduction de la pauvreté. L’INDS vise à promouvoir l’accès aux services sociaux de base et à améliorer la qualité et l’efficacité de leur prestation. Parmi ses objectifs figure aussi la modernisation du processus de production économique en vue de réduire les chiffres élevés du chômage. L’INDS insiste également sur l’amélioration de la gouvernance comme l’un des principaux piliers du développement et de la réduction de la pauvreté ; pour commencer, le gouvernement s’est accordé sur un plan d’action intérimaire qui comprend des jalons pour la période 2007-2011 et l’établissement d’institutions axées sur la pauvreté.
L’économie de Djibouti continue d’enregistrer de bonnes performances avec cependant un ralentissement de la croissance. Le PIB réel a augmenté d’environ 5 % en 2009 (contre 5,8 % en 2008), sous l’effet principalement de l’expansion des services de transport maritime. Le taux d’inflation a connu une baisse considérable de 12 % à 2 % entre 2008 et 2009 (moyenne annuelle). Le ralentissement de la croissance est principalement imputable à l’annulation et au report de plusieurs grands projets d’investissements directs étrangers (IDE) en 2008, qui ont entraîné une diminution des IDE de 23,8 % du PIB en 2008 à 18 % en 2009. Les exportations de biens et de services ont continué à progresser. L’inflation devrait augmenter en 2010, tout en restant au-dessous de 4 %.
La situation de Djibouti devrait lui permettre de résister aux répercussions négatives de la persistance de la récession mondiale en 2010. La première série d’impacts de la crise mondiale a eu un effet limité sur Djibouti dans la mesure où son secteur bancaire est assez peu développé et son commerce de marchandises très faible. La récession mondiale a certes retardé plusieurs projets d’IDE et réduit le volume des échanges de services de transport avec l’Éthiopie, mais de récents investissements dans le développement des services de transport maritime, du tourisme, des énergies alternatives et de la zone franche vont continuer à soutenir la croissance.
La récente croissance économique ne s’est pas traduite par une diminution du chômage. Le chômage est élevé et atteindrait 40 à 50 % de la population active. Les perspectives d’emploi restent limitées en raison de l’absence de secteurs économiques à fort coefficient de main-d’œuvre (tels que l’agriculture), de la médiocre productivité du travail (résultant d’un niveau d’éducation et de compétences trop bas pour répondre aux besoins du marché de l’emploi) et du faible potentiel que représente le travail indépendant en raison d’un accès limité au financement pour les micro et petites entreprises. Les investissements récents réalisés dans le port et la zone franche ont jusqu’à présent généré peu d’emplois, en relation principalement avec des problèmes structurels d’infrastructure et de pénurie de main d’œuvre.
Les prix alimentaires restent élevés et continuent d’accabler les plus pauvres. La situation de la sécurité alimentaire s’est récemment améliorée en raison de la baisse des prix des denrées alimentaires sur les marchés internationaux et des effets d’une augmentation des précipitations sur le réapprovisionnement en eau et les pâturages. Cependant, les prix alimentaires restent relativement élevés et des pans entiers de la population pauvre continueront à dépendre de l’aide alimentaire. Les autorités sont en intense discussion avec leurs partenaires du développement sur ces questions de sécurité alimentaire, et notamment avec la Banque en vue d’améliorer l’aide sociale.
L’aide de la Banque mondiale
La Banque mondiale apporte son appui à Djibouti par le biais de l’IDA. Tous les projets IDA mis en place à Djibouti sont financés par des dons. L’IDA fournit aussi des ressources pour le développement des institutions en matière de renforcement des capacités, de réforme des retraites, de suivi des politiques économiques et de coordination de la gestion de l’aide.
Le montant total de l’aide allouée par la Banque à Djibouti se chiffre à environ 184 millions de dollars. Le portefeuille actuel (août 2010) comprend quatre projets représentant un engagement total d’une valeur nette de 51 millions de dollars et se focalisant sur la santé, l’éducation, l’énergie et la réduction de la pauvreté urbaine. Dans l’ensemble, ce portefeuille est sain et la mise en place des projets a été satisfaisante. Parmi les opérations approuvées récemment figurent un don de 6 millions de dollars du Fonds catalyseur de l’Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous, un don de 2 millions de dollars contre la grippe aviaire et un don de 5 millions de dollars en réponse à la crise alimentaire.
Un projet a été approuvé en 2009 : le projet de réduction de la pauvreté urbaine. Il est destiné à accroître l’accès et l’utilisation d’infrastructures locales et de services urbains de base, le développement communautaire et le micro-financement de groupes ciblés de la population urbaine pauvre de Djibouti-Ville et des centres urbains secondaires. Il comprend une mise à niveau des infrastructures, des initiatives de développement axé sur les communautés et l’amélioration des activités générant des revenus. Il est cofinancé par quatre autres donateurs, dont le gouvernement de Djibouti.
Djibouti a aussi bénéficié d’une garantie de la MIGA pour un montant de 427 millions de dollars concernant le développement, la conception, la construction, la gestion, le fonctionnement et la maintenance du terminal de conteneurs de Doraleh. Ce projet vise à augmenter le trafic portuaire et à offrir de nouvelles opportunités d’investissement et de croissance, en incitant notamment plus de pays africains à utiliser le port de Doraleh comme point d’accès.
Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a examiné la Stratégie d’aide-pays 2009-2012 au cours du mois d’avril 2009. Celle-ci s’articule autour de trois objectifs fondamentaux : i) soutenir la croissance économique, ii) soutenir l’accès aux services sociaux de base et au développement humain et iii) soutenir la gouvernance et la gestion du secteur public.
Tous les montants en dollars sont des équivalences en dollars U.S. Septembre 2010
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